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Guide d’achat – Renault Twingo RS : un pot de yaourt qui a du goût

Par Julien - 2 janvier 2020
Guide achat Renault Twingo RS

Rares sont les autos, aujourd’hui, qui ont une cote abordable tout en proposant un vrai caractère sportif. C’est le cas de la plus petite des Renault Sport de l’histoire, la Twingo RS (2), avec un moteur aussi gros que celui d’une Mégane GT actuelle.

En 2009, il fallait compter environ 15 000 € pour s’offrir une Renault Twingo RS neuve. Une somme coquette à cette époque pour une petite citadine mais finalement pas si folle compte tenu des prestations d’une auto qui eut une suite en demi-teinte : la Twingo GT, et ses timides 110 ch et son caractère bien fade en comparaison de son ainée. Elle restera donc sans suite, avec un peu plus de 10 000 exemplaires produits.

Une gamme relativement simple

La Twingo RS a été restylée, ce qui veut dire que vous trouverez aussi bien des phases I que II. Mais contrairement à d’autres autos qui ont subi de gros changements au “facelift”, la Twingo RS n’a pas beaucoup évolué, si ce n’est une face avant plus rondouillette et redessinée.

Renault proposa deux options de châssis sur la Twingo RS : Sport et Cup. Le second raffermi un peu plus une auto déjà “bout de bois” et rabaisse l’ensemble d’un demi centimètre. Les jantes 17 pouces sont imposées sur la Cup, mais sur la version Sport, vous pouvez trouver des Twingo RS en jantes 16 pouces.

Le constructeur au losange a proposé plusieurs séries spéciales sur sa Twingo RS : la Gordini, qui n’en avait que le nom, mais aussi la Redbull. Les deux n’apportent pas de changement mécanique et se concentrent sur l’esthétique.

Un habitacle pas à la hauteur

La Twingo RS (qui est construite sur une plateforme de Clio 2, ce qui n’est clairement pas une mauvaise référence) propose un intérieur pas des plus qualitatifs. Le compte tour minuscule placé derrière le volant, en forme de bulle, est entouré d’un plastique bas de gamme. La vitesse est quant à elle affichée sur la planche de bord via un petit écran qui n’a pas très bien vieilli. Les sièges sont baquets et de bonne facture mais le volant, lui, est quelconque et surtout de mauvaise qualité : il n’est pas rare de le voir s’effriter à des kilométrages peu élevés. Une maladie bien connue à cette époque chez Renault, y compris sur les Clio et Mégane.

Comme d’habitude avec ce genre de petite auto à transmission avant, la position de conduite est un peu “haute”, façon utilitaire. Si les petits gabarits n’auront aucun mal à trouver leur réglage, ça devient plus compliqué pour les grands, d’autant plus qu’il n’y a même pas de réglage en profondeur du volant. Il faudra donc faire avec les jambes pliées dans le tableau de bord…

Heureusement, la Twingo RS garde les qualités de la Twingo classique, notamment avec une banquette arrière 2/3-1/2… coulissante ! Pratique.

Fiabilité à toute épreuve

Renault s’est longtemps traîné des soucis de fiabilité sur ses sportives : turbos capricieux, boîtes de vitesses fragiles… mais cette Twingo RS est (presque) sans reproche. Il faut dire que Renault n’a pioché que dans des organes déjà existants. A commencer par le moteur : le K4M, un quatre cylindres 1.6 atmosphérique de 133 ch et seulement 160 Nm (qu’il faut aller chercher haut dans les tours) associé à une boîte de vitesses à cinq rapports plutôt courte.

 

Le plus gros défaut récurrent de la Twingo RS est le train avant, avec des triangles qui s’usent prématurément. Heureusement, il ne s’agit pas d’une réparation coûteuse, et le reste de la mécanique est robuste.

Il faut malgré tout composer avec une insonorisation très faible, un amortissement très rigide et une consommation globalement élevée compte tenu du poids et du gabarit, avec 8 l/100 km facilement atteignables, notamment sur voie rapide où le manque de sixième vitesse se fait sentir.

Laquelle choisir ?

Toutes ! La plupart des Twingo RS sont intéressantes, pour peu que l’entretien a été suivi. En effet, ne vous faites pas trop d’illusions, les autos ont pour la plupart été conduites de façon musclée, le caractère de la Twingo RS incitant à l’attaque. Mais si vous le pouvez, optez pour une Twingo RS restylée. Ensuite, si la Twingo sera une voiture du quotidien, évitez clairement le châssis Cup, bien trop rigide. Un modèle “Sport” en jantes 16 pouces sera parfait. Si vous voulez faire quelques sorties circuit (la Twingo RS y est très à l’aise), partez sur une Cup. Dans tous les cas, les prix seront inférieurs à 10 000 €.

Ah, et pour la petite anecdote : le malus de la Twingo RS était de 200 € en 2009. Aujourd’hui, il serait de 6375 € !

3 Commentaires

  1. Avatar Sklxx dit :

    “la Twingo GT, et ses timides 110 ch, sa boîte automatique imposée et son caractère bien fade en comparaison de son ainée.”
    La Gt existe en boîte manuelle. De plus le petit moteur turbo ne rend pas la voiture “fade”. Certe la RS est plus puissante avec un moteurs atmosphérique. La RS prouve au travers du championnat de France de rallycross, quel est très efficaces ( la voiture est entièrement d’origine hors élément de sécurité et pneu). Mais je conseille la GT qui est une bonne “daily” a un prix très attractif. Ex 2700€ 100000km.

    Je ne dis pas que la RS est à bannir c’est une très bonne voiture. Mais il ne faut pas non plus bannir la GT.

  2. Avatar Stern dit :

    La GT est fade de par son chassis a des annees lumieres d une RS (amortos freins…). La GT est une citadine dynamique, la RS est une citadine sportive.
    J en ai possedé une en Gordini durant 5 ans. Tres bonne auto tres securisante sur piste. Mecanique tres fiable meme en utilisation sportive…defaut moteur qui bien que marchant bien manque tout de meme de couple mais on ne peut pas tout avoir. Dosons qu en pur daily ville : prendre une GT. Pour le reste la RS est top. Attention la conso tourne entre 10 et 12 litres et non pas 8l. Car la RS incite a jouer …
    Pour dire elle consomme plus que ma Clio 4 RS Trophy sortant 220ch : D

  3. Avatar Boute dit :

    Perso, conso a 7.5l au 100 et elle monte a 9l quand je m amuse, après le 12l est sur circuit je pense.
    Perso, je ne regrette pas mon achat, et pas d ennui pour l instant avec. Et le risque de vol est nettement moins élevé qu une Clio ou encore une megane.

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