Mauvaise nouvelle pour les automobilistes dont le véhicule termine à la fourrière : la facture va prochainement augmenter. Deux ans après une première revalorisation, les tarifs réglementés d’enlèvement et de garde des voitures vont progresser de 5,8 %. Cette hausse, réclamée depuis plusieurs années par les professionnels du secteur, s’accompagne également d’un changement important : à partir de 2027, les tarifs pourront être révisés plus régulièrement.
Après plusieurs mois de discussions, Mobilians et la Fédération nationale de l’automobile (FNA) ont signé, le 3 septembre 2026, un protocole avec l’État prévoyant cette nouvelle revalorisation. Pour les véhicules légers, le tarif maximal de l’enlèvement passera ainsi de 127,65 à 135 euros. La journée de garde sera quant à elle facturée jusqu’à 7,15 euros, contre 6,75 euros actuellement.
Ces nouveaux montants doivent entrer en application dans les meilleurs délais. Concrètement, un automobiliste récupérant sa voiture après une seule journée de garde devra débourser jusqu’à 142,15 euros, contre 134,40 euros aujourd’hui.
| Durée de garde | Tarif actuel | Nouveau tarif | Surcoût |
|---|---|---|---|
| 1 jour | 134,40 € | 142,15 € | + 7,75 € |
| 3 jours | 147,90 € | 156,45 € | + 8,55 € |
| 5 jours | 161,40 € | 170,75 € | + 9,35 € |
| 10 jours | 195,15 € | 206,50 € | + 11,35 € |
Ces montants correspondent aux tarifs maximaux d’enlèvement et de garde applicables aux véhicules légers. Certaines grandes villes disposent toutefois de barèmes spécifiques.
Une revalorisation réclamée depuis longtemps
Cette augmentation intervient seulement deux ans après la précédente. En mars 2024, les tarifs avaient déjà progressé de 5,26 % après plusieurs années sans évolution. L’enlèvement était alors passé de 121,27 à 127,65 euros, tandis que la garde journalière avait augmenté de 6,42 à 6,75 euros.
Pour Mobilians et la FNA, cette première hausse restait néanmoins insuffisante. Les deux organisations réclamaient une revalorisation de 12,2 %, afin notamment de compenser l’inflation accumulée au cours des années précédentes. Elles demandaient également la mise en place d’un mécanisme permettant d’actualiser régulièrement les tarifs en fonction de différents coûts, comme ceux du carburant, de la main-d’œuvre, des assurances ou encore des véhicules utilisés par les professionnels.
Face aux difficultés économiques rencontrées par le secteur, la mobilisation s’est intensifiée. Le 21 mai dernier, plus de 200 véhicules de dépannage avaient notamment convergé vers le ministère de l’Économie lors d’un mouvement présenté comme historique par Mobilians.
Une évolution annuelle à partir de 2027
Le principal changement apporté par le nouvel accord concerne finalement la méthode de revalorisation. À compter de 2027, une clause de révision annuelle doit permettre de faire évoluer les tarifs en fonction des dépenses supportées par les professionnels.
Il ne s’agit donc pas d’une augmentation automatique chaque année, ni d’un mécanisme garantissant une hausse de 5,8 %. Les montants dépendront des critères retenus et de l’évolution réelle des coûts. L’objectif est surtout d’éviter que les tarifs restent bloqués pendant plusieurs années avant de subir une importante hausse de rattrapage.
Le dossier reste toutefois ouvert. La FNA estime notamment que la revalorisation actuelle demeure insuffisante et souhaite également revoir les tarifs applicables aux poids lourds et aux deux-roues. D’autres discussions doivent porter sur la gestion des véhicules volés retrouvés, l’accès aux systèmes informatiques des fourrières ou encore la possibilité d’adapter les frais de garde selon que la facture est supportée par l’État ou par le contrevenant.
En attendant ces éventuelles évolutions, la solution la plus efficace pour éviter cette facture supplémentaire reste évidemment de ne pas voir sa voiture partir à la fourrière.