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mercredi, août 17, 2019

Jeune conducteur : quelle voiture choisir ? quelle assurance ?

Par Julien - 13 janvier 2019

Acheter sa première voiture, bien la choisir et l’assurer peuvent être de vraies galères lorsque l’on est jeune conducteur. Il y a toutefois quelques conseils de base à suivre pour bien passer cette période “douloureuse”.

Vous avez passé votre permis de conduire, et vous l’avez validé. Félicitations ! Maintenant, une deuxième bataille se présente à vous avec le choix du véhicule et la paperasse. Le genre de truc bien chiant mais qui représente un passage obligé pour être en règle sur la route, et si possible à bord d’un véhicule correct. Downshift a compilé quelques unes des informations de base à connaître pour bien démarrer sa vie d’automobiliste. En route !

Le choix de la voiture

C’est souvent là que l’on se prend des baffes dans la tronche. On arrive en effet avec son permis en poche, et on commence à regarder les annonces : “Renault Clio RS, Ford Fiesta ST, Volkswagen Golf GTI, Seat Ibiza/Leon Cupra”… Bah ouai, les jeunes conducteurs ont envie de se faire plaisir.

Mais ils déchantent vite lorsqu’ils voient les prix en occasion pour ces modèles sportifs. Soit vous partez avec un budget conséquent, et vous pouvez vous les offrir (mais dans ce cas, attention à l’assurance, nous en parlons plus loin), soit vous êtes comme bon nombre de jeunes, c’est à dire fauché, ou presque. Et là, il faut redescendre sur Terre.

En règle générale, et à 95 %, les jeunes conducteurs se tournent vers les citadines. Pourquoi ? D’abord, parce qu’elles sont accessibles et nombreuses en occasion, et ensuite parce qu’elles sont faciles à assurer et économiques à l’usage. Nous avons justement tenté de lister quelques modèles intéressants, et les moteurs que l’on peut favoriser.

Avant toute chose, nous avons un premier conseil : évitez le diesel. Depuis la hausse de la fiscalité sur le gazole, cette motorisation a perdu de son intérêt. Et à moins de faire de forts kilométrages à l’année et de ne pas trop effectuer de petits trajets, privilégiez désormais systématiquement l’essence. Et ce, d’autant plus, que des restrictions de circulation sont de plus en plus nombreuses dans les grandes villes avec le diesel. D’ailleurs, à ce sujet, une remarque très importante : évitez également les véhicules trop âgés (avant 1998), là encore pour des raisons de futures restrictions, histoire d’être complètement tranquille.

Nous vous avons fait une petite sélection qui n’a aucune prétention à être exhaustive, mais il s’agit simplement, ici, de modèles de “confiance” avec des mécaniques éprouvées, des pièces accessibles et globalement faciles à trouver.

Renault Clio II/III

C’est l’offre la plus pléthorique en occasion. Mais c’est aussi là que l’on se perd le plus. La seconde génération de Clio est la plus abordable, mais la troisième est nettement mieux finie, plus habitable, et avec une position de conduite nettement plus agréable. En essence, les 1.2, 1.4 et 1.6 (tous en 16 soupapes) ont une bonne réputation, mais ils présentent une faiblesse au niveau des bobines d’allumage.

Renault Clio 3

Rien de grave cependant : le changement est aisé, et peu coûteux. Il reste ensuite tous les petits soucis inhérents à cette époque Renault (finition aléatoire sur seconde génération, problèmes de mécanismes de lèves-vitres, garniture de volants qui s’effrite, plastiques qui se rayent…), mais, là encore, rien de bien rédhibitoire.

Version à privilégier : 1.4 16S 98 ch. Le 1.6 16S 110 ch est un excellent moteur, mais avec 110 ch et surtout 7 CV fiscaux, la prime d’assurance peut faire mal.

Toyota Yaris II

La Yaris de seconde génération, produite jusqu’en 2009, est une excellent petite voiture qui peut supporter de forts kilométrages, surtout en essence. Les deux blocs (1.0 69 ch et 1.3 87 ch) sont tous deux très robustes et Toyota a fait un excellent travail de conception. Le 87 ch est à privilégier pour son allonge plus importante, et sa consommation reste très raisonnable, d’autant plus que la voiture est légère.

Toyota Yaris 2

Contrairement aux blocs Renault, ici, les distributions sur les deux moteurs essence sont à entraînement par chaîne. Un simple “contrôle” (et changement en cas d’usure) est à préconiser à fort kilométrage (après 200 000 km), mais globalement, le budget entretien est correct : vidanges tous les 15 000 km ou un an, filtres, et basta.

Version à privilégier : 1.3 VVTI 87 ch. Le 1.0 est un poil court, et la puissance, ça ne sert pas juste à faire le beau sur les départs arrêtés, c’est aussi une question de sécurité (dépassements, voie rapide, etc).

Peugeot 206

La 206 est l’une des voitures les plus produites dans l’histoire de Peugeot. Autant dire qu’il ne sera pas bien compliqué d’en trouver en occasion. L’offre est donc gigantesque, mais là encore, privilégiez, si vous le pouvez, les modèles bien équipés et avec un carnet d’entretien ou des factures. Il vaudra d’ailleurs mieux une auto un peu plus kilométrée mais avec des justificatifs qu’un modèle affichant 50 000 km mais sans aucun document.

Peugeot 206

Les moteurs essence ont été fiabilisés au fil du temps mais l’on note tout de même des cas de joint de culasse sur le 1.6 16S de 110 ch jusqu’en 2004/2005. Une faiblesse qui n’est pas systématique, mais en cas d’achat de 206 de cette période et avec ce moteur, vérifiez bien la montée en température du moteur, qu’il n’y ait pas de fumée à l’échappement et pas de suintement de liquide de refroidissement.

Mis à part d’autres petits détails comme les bobines sur les blocs essence de certaines années, la 206 est une auto fiable, et les pièces sont archi répandues. En cas de réparation, ce ne sera donc pas trop difficile à assumer, et tous les garagistes savent travailler sur l’auto.

Version à privilégier : 1.4 75 ch. Le 1.6 16S 110 est un très bon moteur, mais comme pour la Clio, la puissance risque de faire exploser la prime d’assurance.

Suzuki Swift

La Swift représente grosso modo 50 % des ventes de Suzuki en France. Il n’est donc pas étonnant d’en croiser régulièrement, et pour cause : l’auto est réputée pour être une des plus fiables en essence dans la catégorie. L’excellentissime bloc 1.3 de 92 ch est réputé indestructible. La seule faiblesse de cette génération de Swift (2004-2011) est la boîte de vitesses, avec des cas plutôt fréquents de casse ou de problème de verrouillages de rapports.

Suzuki Swift

Lors de l’essai, vérifiez bien que toutes les vitesses passent correctement, à froid comme à chaud, et sans “craquements” louches. Le problème de transmission est réglé sur la génération suivante, avec le nouveau 1.2 94 ch, mais les tarifs sont nettement plus élevés en occasion (plus récente). Le moteur 1.6 125 ch sur la version Sport est très appréciable, mais les assureurs auront certainement votre peau en jeune conducteur…

Version à privilégier : 1.3 VVT 92 ch.

Mazda 2

Tout comme la Swift, la Mazda 2 jouit d’une réputation de fiabilité sans faille. Trois moteurs essence ont été au programme : deux 1.3 de 75 et 86 ch et un excellent 1.5 de 105 ch. Globalement, ces moteurs ne souffrent d’aucune faiblesse particulière, et l’auto étant particulièrement légère, ils sont en plus très peu gourmands.

Mazda 2

Nous ne saurions que trop vous conseiller le très bon 1.5 105 ch, mais il est rare en occasion, et les prix sont relativement élevés par rapport à la taille de l’auto, bien moins habitable qu’une Renault Clio 3.

Version à privilégier : 1.3 et 1.5. Les deux moteurs sont très bons, et c’est surtout l’occasion qui fera le larron…

Ford Fiesta V

Plus récente, mais pas moins intéressante. La cinquième génération de Fiesta est une auto bien née. Elle dispose d’un excellent châssis, nettement supérieur à celui d’une Volkswagen Polo de génération équivalente (plus joueur, plus dynamique, moins ferme). L’habitabilité est bonne, mais l’ergonomie beaucoup moins. C’est en effet la période de la “profusion de boutons” chez Ford (pire qu’une acné d’adolescent(e)) et les commandes pas toujours très intuitives font partie des défauts de l’auto.

Ford Fiesta 5

Mécaniquement, il n’y a pas de grande surprise, mais on note deux familles bien distinctes : les moteurs atmosphériques (1.25, 1.4, 1.6) et le bloc EcoBoost 1.0 Turbo (à partir de 2012). Cet excellent trois cylindres a déjà été élu moteur de l’année. C’est donc un bloc recommandable, mais les prix sont évidemment plus élevés que pour les autres mécaniques. Le 1.25, notamment, est très répandu en essence (en 60 et 82 ch), mais son agrément est logiquement moins bon que celui de l’EcoBoost.

La version à privilégier : 1.25 82 ch et 1.0 EcoBoost.

Quelle assurance ?

Là, c’est le début des complications. Il existe plusieurs solutions au jeune conducteur, et chaque cas doit être étudié en fonction de différents critères : conducteur principal/secondaire, budget disponible tous les mois, kilométrages à parcourir… Sachez déjà deux choses : le terme de “jeune conducteur” n’a rien à voir avec l’âge, il s’agit simplement d’une personne qui vient d’avoir son permis. Une personne de 45 ans peut donc être considérée comme “jeune conducteur”.

Ensuite, les trois premières années, l’assureur applique une “surprime” automatique pour ces jeunes conducteurs : 100%/50%/25% pour les permis classiques, et 50/25/12,5 pour ceux qui ont eut la conduite accompagnée. Maintenant, c’est bien beau, mais que faut-il choisir comme contrat ?

Globalement, trois cas de figure

Vous n’achetez pas de véhicule tout de suite : vous pouvez quand même vous faire assurer en conducteur secondaire sur une des autos des parents, ou d’un autre proche. L’avantage est double : le surcoût sera faible pour eux, et vous profiterez quand même du gain de bonus chaque année, même si vous n’avez pas de voiture immédiatement à votre nom. Ce ne seront donc pas des années perdues pour le bonus.

Vous avez un véhicule, mais vous n’êtes pas le conducteur principal : si vos parents ou un proche vous a acheté une auto, mais que vous ne la conduisez pas en priorité, vous pouvez, là aussi, vous faire assurer en conducteur secondaire, avec les mêmes bénéfices que ceux cités ci-dessus.

Vous avez votre véhicule, et vous voulez vous assurer dessus en principal : dans ce cas, il faut tester les comparateurs, mais SURTOUT, bien lire les garanties. L’assurance tous risques est intéressante, mais principalement pour des véhicules récents à forte valeur résiduelle (plus de 10 000 €, en gros). Pour les voitures d’occasion relativement peu chères, ce n’est pas nécessaire. La forme “tiers” seule est le minimum, et la moins chère, mais attention. Elle couvre les autres automobilistes et leur véhicule en cas d’accident, mais… pas vous.

Si vous voulez, en plus, une couverture pour votre personne (frais d’hospitalisation, handicap à vie…), il faut prendre une formule “tiers + options”. C’est ce cas précis que nous recommandons, et il faut bien vérifier les garanties. Des mensualités relativement basses veulent souvent dire “franchises élevées”, et vice versa. Il faut donc bien calculer son coup et ne pas sauter sur la première offre sur Internet sans réfléchir, parce que le prix mensuel affiché est alléchant.

A titre d’information, la différence d’assurance entre une Clio essence 5 CV fiscaux et une Clio RS (11 CV) varie du simple au triple, en tous risques comme en tiers. Comme nous vous le disions, la puissance (entre autres, évidemment) joue ENORMEMENT sur les primes d’assurance, en plus du modèle (volé, ou pas, pièces de rechange chères, ou pas…), de la région où vous vivez, et… du sexe (eh oui, les hommes sont encore, aujourd’hui, défavorisés en assurance par rapport aux femmes). Tout ceci est donc à prendre en compte lors de l’achat de l’auto.

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