Dacia entend reprendre une place de choix sur le marché des voitures électriques abordables. Avec sa nouvelle Spring, le constructeur roumain mise sur une voiture plus grande, mieux équipée et surtout produite en Europe. Grâce aux aides publiques, son prix pourrait repasser sous la barre symbolique des 15 000 euros, un positionnement qui pourrait relancer fortement son succès en France.
Commercialisée à partir de 2021, la première Dacia Spring avait rapidement rencontré son public en devenant l’une des voitures électriques les moins chères du marché. Plus de 210 000 exemplaires ont été vendus dans plus de 40 pays. Mais la suppression du bonus écologique et l’introduction de critères environnementaux défavorables aux véhicules fabriqués en Chine ont fortement pénalisé sa carrière en France.
La nouvelle génération change de stratégie. Elle sera désormais assemblée en Slovénie, aux côtés de la nouvelle Renault Twingo, et partagera avec elle une partie de ses composants techniques. Cette production européenne lui permettra de bénéficier des dispositifs d’aide auxquels les modèles fabriqués hors d’Europe ne peuvent pas toujours prétendre.
Affichée à partir de 17 900 euros, la Dacia Spring pourrait ainsi profiter d’une aide publique d’au moins 3 620 euros, faisant passer son prix sous les 15 000 euros. Un tarif particulièrement agressif, même si l’écart avec la Twingo E-Tech, sa proche cousine, se limite finalement à environ 1 500 euros.
Une Dacia Spring nettement plus ambitieuse
Cette nouvelle génération n’a plus grand-chose à voir avec la précédente. Elle repose sur la plateforme RGEV Small, également utilisée par la Twingo, et adopte des dimensions plus généreuses. Avec 3,85 mètres de long, elle gagne environ 15 cm, tandis que sa largeur progresse de 18 cm.
Ce changement améliore l’habitabilité, notamment aux places arrière. Le coffre atteint désormais 337 litres, un excellent volume pour une citadine, et peut grimper à 1 283 litres banquette rabattue. La banquette devient également plus pratique grâce à son fractionnement 50/50.
L’intérieur progresse lui aussi. La planche de bord adopte une présentation horizontale et accueille davantage de rangements. Selon la finition, la Dacia Spring peut désormais recevoir une carte mains libres, un frein de parking électrique, une caméra de recul ou encore un système multimédia compatible avec Apple CarPlay et Android Auto sans fil.
250 km d’autonomie
La Dacia Spring repose sur un moteur de 80 ch et 175 Nm, capable d’atteindre 100 km/h en 12,1 secondes et une vitesse maximale de 130 km/h. Sa batterie LFP de 27,5 kWh lui permet d’annoncer jusqu’à 250 km d’autonomie WLTP, pour une consommation moyenne de 12,7 kWh/100 km.
La recharge standard reste relativement lente avec le chargeur de 6,6 kW. Une option de recharge rapide en courant continu de 50 kW permet toutefois de passer de 15 à 80 % en seulement 28 minutes. Cette technologie s’accompagne également d’une fonction bidirectionnelle permettant d’alimenter des équipements externes.
Deux finitions au catalogue
La gamme débute avec la finition Expression, proposée à 17 900 euros, tandis que la version Journey, facturée 19 400 euros, ajoute notamment les jantes de 16 pouces, l’accès mains libres, la caméra de recul et un écran tactile de 10,1 pouces.
Avec son nouveau positionnement, sa production européenne et le retour des aides, la Dacia Spring dispose donc de sérieux arguments pour redevenir l’une des voitures électriques les plus accessibles du marché français. Son retour devrait notamment être très observé lors du prochain Mondial de l’Automobile.
